Pas de ces silences qui s’alourdissent sans rien promettre

M'ouvrir à mes envies
Ce soir, dans l’ombre tamisée de mon appartement à Sélestat, j’ai posé le verre de bordeaux sur la table basse. Les pages d’un vieux roman de Duras s’étaient refermées d’elles-mêmes, lassées de mes distractions. La pluie fine battait la fenêtre, et ce vide intérieur, ce creux tenace, a surgi comme une lame. J’ai pensé à ces nuits où le corps appelle sans ménagement, où l’urgence prime sur les faux-semblants.
Je ne supporte plus ces rendez-vous tièdes, ces échanges polis qui diluent le feu en conversation anodine. Pas de ça ce soir. J’ai envie d’un homme qui sait saisir l’instant, qui plaque son désir contre le mien sans détour. Un plan cul Sélestat, brut, où les souffles se mêlent et les peaux se cherchent avec avidité. Quelqu’un qui arrive, qui prend, qui repart sans laisser de trace – sinon celle d’une passion accomplie.
Je marchais plus tôt dans les rues humides, le col de mon manteau relevé, sentant mon pouls s’accélérer à l’idée d’un inconnu capable de combler ce manque. Mon style chic cache mal cette sensualité qui bout, cette mélancolie qui se mue en faim. Viens, si tu es prêt pour l’intensité : un regard qui accroche, des mains fermes, des mots rares mais chargés. Pas de jeux puérils, pas de lendemains flous. Juste ce soir, ce corps contre le tien, dans la chaleur fugace d’une rencontre sans lendemain.
J’attends, le cœur battant, ce message qui déclenche tout. Es-tu celui qui brisera cette solitude pesante ?
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